En Coulisses

Pourquoi se lancer dans des projets fous.

Il y a un an, je me lançais dans un projet un peu fou : écrire un livre photo sur la vie des agriculteurs d’aujourd’hui.

À l’époque, j’étais loin d’imaginer où cela allait me mener.

Je ne connaissais pratiquement personne dans le milieu agricole.

➡️ Zéro relation.
➡️ Zéro rendez-vous.
➡️ Zéro piste.

J’avais simplement rencontré un agriculteur par hasard en 2023. À ce moment-là, l’idée du livre n’existait même pas encore.

Sortir de sa zone de confort pour rencontrer des agriculteurs

Alors, qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?

J’ai pris mon téléphone, j’ai envoyé des messages, je suis allé sur des salons agricoles.

Bon, j’ai essuyé quelques silences aussi et quelques refus. Mais rien en comparaison de l’accueil de l’idée.

Mais finalement, j’ai rencontré et photographié sept agriculteurs.

Je ne vous raconte pas à quel point cela a malmené ma zone de confort. Entre mon activité professionnelle, les contraintes des reportages photo et les disponibilités des agriculteurs, la météo, et même le Tour de France, organiser chaque rencontre relevait parfois du casse-tête.

Mais avec le recul, je ne regrette rien. Toutes les rencontres ont été passionnantes.

Écrire un livre photo n’est qu’une partie du défi

Pendant longtemps, je pensais que le plus difficile serait de réaliser les photographies et de construire le livre.

Aujourd’hui, je commence à comprendre que ce n’est qu’une partie de l’aventure.

Car créer un livre, c’est bien. Le faire exister auprès des lecteurs, c’est autre chose.

Il faut terminer sa conception, trouver les bons partenaires pour l’édition, Puis le présenter… Le défendre.

Le proposer à ceux qui pourraient être intéressés.

Le défi qui me fait le plus peur

Et c’est probablement là que se trouve mon plus grand défi.

La vente.

Je ne viens pas du commerce. L’idée de devoir parler de mon travail, de le présenter et de convaincre des personnes de s’y intéresser me met parfois bien plus mal à l’aise que de partir photographier un inconnu. Pourtant, si ce livre doit voir le jour, il faudra franchir cette étape.

Alors j’avance.
Comme depuis le début.
Une rencontre après l’autre.
Une photo après l’autre.
Une page après l’autre.

Du premier agriculteur rencontré au défi de vendre un livre photo Lire la suite »

Se remettre en question.

Alors, vos vacances ? Bien ou bien ?

De mon côté, elles ont surtout été l’occasion de faire une vraie remise à plat de ce que je souhaite faire pour la suite.

Je suis passé par des hauts très hauts et des bas très bas.

Mais il y a un moment où il faut choisir une direction.

Même lorsque le brouillard est épais.

Même lorsque l’on ne sait pas exactement où le chemin mène.

On choisit une route et on avance.

Faire le tri dans les projets

Après avoir pris un peu de recul et fait le tri dans toutes les idées qui me trottaient dans la tête, une chose s’est imposée assez clairement :

Le livre photo consacré aux agriculteurs d’aujourd’hui est devenu ma priorité absolue.

Les rencontres réalisées ces derniers mois, les reportages photographiques, les témoignages recueillis sur le terrain… tout cela mérite d’aller au bout.

Le reste peut attendre.

Trouver le titre du livre

Il reste pourtant une étape particulièrement difficile.

➡️ Trouver un titre.
➡️ Un vrai titre.
➡️ Un titre qui raconte quelque chose.
➡️ Un titre qui n’existe pas déjà.

Et surtout !! Un titre à la hauteur des femmes et des hommes que je rencontre dans le cadre de ce projet consacré au monde agricole.

Alors si vous avez une idée, je suis preneur.

Le défi est simple : trouver un titre original qui puisse porter cette aventure.

Au plaisir de vous lire.

Pourquoi le livre sur les agriculteurs est devenu ma priorité Lire la suite »

Hé, mais c’est qui elle ?

C’est une brebis Manech à tête rousse.

Elle fait partie du troupeau de Roger et Mirenxu et vit au cœur du Pays basque. Je suis allé les rencontrer en mai dernier dans le cadre des reportages photographiques réalisés pour mon livre photo consacré aux agriculteurs d’aujourd’hui.

À l’heure où j’écris ces lignes, « Miss Manech » profite tranquillement de la montagne avec ses 450 copines.

Les brebis ont aussi leur caractère

D’ailleurs, saviez-vous que toutes les brebis ont leur propre caractère ?

Et oui… tout comme les humains.

En tout cas, celle-ci n’a pas eu peur de l’appareil photo. Contrairement à ses voisines en arrière-plan qui semblaient plutôt penser :

« Vas-y toi… moi, je reste ici ! »

Choisir les photos du livre

Je suis actuellement en train de trier les milliers de photos réalisées pour ce projet de livre photo sur le monde agricole.

Choisir les images qui figureront dans le livre n’est pas une tâche facile. Mais je n’ai pas résisté à l’envie de vous partager celle-ci.

Je la trouve absolument irrésistible.

Trop mignonne !

Une brebis Manech à tête rousse dans les montagnes du Pays basque Lire la suite »

Pourquoi cette machine étrange crache-t-elle de la poussière en pleine nuit ?

Je vous dis tout… mais avant cela, un peu de contexte.

J’ai la chance de travailler sur l’écriture d’un livre photo consacré aux agriculteurs d’aujourd’hui.

C’est dans ce cadre que j’ai eu l’opportunité d’accompagner plusieurs agriculteurs lors d’une soirée de moisson.

Une journée qui commence à 7 heures et finit après minuit

Leurs journées de moisson commencent vers 7 heures du matin avec l’entretien des machines et se terminent parfois vers 2 heures le lendemain.

Au moment où cette photo a été prise, il était déjà minuit passé.

La pleine lune éclairait les champs.

Les moissonneuses-batteuses de Brice et Frédéric tournaient à plein régime. Mais ils n’étaient pas seuls.

Pour que la récolte avance, il faut également transporter le blé jusqu’au silo. Trois tracteurs ou camions se relaient donc sans interruption.

Moissonner avant l’arrivée des orages

Il ne faut pas perdre de temps.

La météo annonçait encore des orages pour le lendemain.

Or, il est impossible de récolter du blé humide. Une fois stocké, il risquerait de se dégrader dans les silos.

Les agriculteurs travaillent donc jusqu’au plus tard possible, jusqu’à ce que le silo ferme ses portes ou que la fraîcheur de la nuit rende le moissonnage impossible.

Une moissonneuse-batteuse sous la lune

Finalement, cette étrange machine qui soulève un nuage de poussière n’est rien d’autre qu’une moissonneuse-batteuse qui n’a pas encore terminé sa journée.

Les hommes non plus, d’ailleurs.

Merci à eux de m’avoir permis de partager ce moment hors du temps et de découvrir une petite partie de leur quotidien.

Des instants comme celui-ci me rappellent pourquoi j’ai choisi de raconter le monde agricole à travers la photographie documentaire et ce projet de livre photo.

Une nuit de moisson avec des agriculteurs du Sud-Ouest Lire la suite »

Combien de temps survit-on sans iPhone ?

Et sans agriculteurs ? Combien de temps tient-on ?

Posée comme cela, la question est étrange. Ce sont des domaines qui n’ont rien à voir.

Pourtant, aujourd’hui, la keynote qui annonce la sortie du nouveau gadget technologique fait couler bien plus d’encre que le début des moissons compliquées dans le Sud-Ouest.

C’est comme ça. C’est triste, mais l’actualité du monde agricole n’attire plus les regards.

Les agriculteurs : un maillon essentiel de notre société

Seulement, le petit truc qu’il faudrait bien avoir en tête, c’est que jusqu’à preuve du contraire, les agriculteurs sont l’un des seuls liens vers notre source de nourriture.

Sans les agriculteurs, la stabilité de la société vacillerait en quelques mois, bien avant que le réchauffement climatique ne nous cuise.

Je ne sais pas vous, mais moi, je n’ai pas envie de le vivre.

Témoigner du monde agricole par la photographie

À mon échelle, je n’ai pas beaucoup de cartes à jouer pour tenter de changer le regard de la société sur une profession vitale.

✅ Je ne suis ni politicien ni élu.
✅ Je ne suis pas mécène.
✅ Je ne fais même pas partie du monde agricole, bien que j’aie étudié dans ce domaine.

La seule chose que je puisse faire, c’est d’aller à la rencontre des paysans d’aujourd’hui et de témoigner de ce qu’est le monde agricole à l’heure du réchauffement climatique, des crises de confiance et du désintéressement chronique.

Un livre photo pour raconter la vie des agriculteurs

Oui, voilà.

Je me suis lancé dans un pari totalement fou :

  • Écrire un livre.
  • Avec du vrai papier.
  • Qui parle de la vie de vraies personnes.
  • Avec de vraies photos.

Pas d’artifice. Que du naturel.

Je ne veux pas dévoiler trop vite la suite de cette aventure, mais les rencontres que j’ai déjà faites ces dernières semaines avec des acteurs du monde agricole sont d’une intensité, d’une profondeur et d’une franchise incroyables.

Alors, combien de temps tient-on sans les agriculteurs ?

Finalement, je ne veux pas le savoir.

Je préfère me lancer à fond dans la création d’un livre photo qui leur est entièrement dédié. Pour les mettre sur le devant de la scène.

C’est ma réponse.

Quelle est la vôtre ?

Pourquoi j’écris un livre photo sur le monde agricole ? Lire la suite »

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