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Pourquoi écrire un livre est plus long que prévu

“Quand tu fais des plans pour l’avenir, Dieu lui, il rigole…”

C’est un peu ce que je pensais hier soir quand je suis arrivé enfin à la fin du premier jet de la rédaction du livre.

Vous vous souvenez ?

Dans les précédentes nouvelles, dans Les coulisses du bouquins, je vous avais annoncé que je souhaitais sortir le livre en juin…

Spoiler Alert… je suis en retard 🙂

Pourquoi ce retard ?

Pourquoi ?
… parce que c’est la vie…
……… parce que des imprévus…
……………… parce que des chantiers se sont intercalés.

Je repense notamment :

➡️ Au montage d’un dossier de subvention bien chronophage et peu fructueux pour le moment

➡️ Au tournage vidéos pour le centre équestre “Les chevaux des Bisettes”. Et j’ai pas encore fini les montages…

➡️ Au reportage photos pour des associations de défense de l’environnement (Mégothon Toulouse)…

Les prochaines étapes.

Bon, Ok mais maintenant ? C’est quoi la suite ? T’as des plans pour l’avenir ?

Oui, alors, calmos avec les plans !

Mais à très court terme, je prévois :

🗓️ jeudi matin, je vois un imprimeur/éditeur. C’est Escourbiac l’imprimeur. On va parler papier, qualité, tirage, prix… bref, on rentre dans le dur.

📅 Et côté livre, il reste une grosse phase de relecture (cohérence et orthographe).

Ensuite, plus tard, ce sera l’impression et la vente…Mais bon…

Pas trop de plans sur l’avenir. Juste du concret, du travail et de la patience en mode “Pas à pas”.

Sinon Dieu va encore se marrer.

Allez… A+

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Pourquoi se prendre la tête à écrire un livre qui va même pas me rapporter 10% de son prix de vente ?

C’était la question laissée en suspens dans le dernier article.

Et aujourd’hui, j’ai envie d’y répondre.

Pas avec des chiffres, mais en vous ouvrant un peu plus les coulisses du bouquin.

Il n’y a pas que l’argent dans la vie

Parce que si je vous disais qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie ?

Que certaines expériences ont une valeur qu’aucun chiffre ne saurait traduire ?

Alors attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit…

Bien sûr qu’on a tous besoin d’argent.

Même moi, je vais faire les courses (hé oui 🙄).

Et à moins d’avoir des talents de sprinteur pour semer les vigiles, il faut bien passer par la caisse avec de vrais billets 💶.

Pourquoi je me suis lancé dans ce projet

Mais quand je me suis lancé dans l’aventure de publier un livre de photos sur les agriculteurs, il y a un an, ce n’était pas pour faire fortune.

Ce qui me motivait, c’était tout autre chose.

J’avais envie de passer en coulisse, derrière les rideaux des discours anxiogènes des JT, derrière les polémiques.

Juste pour voir vraiment ce que vivent les agriculteurs au quotidien.

Je voulais comprendre : est-ce que ce que nous montrent les médias, c’est la réalité ?

Ou juste la facette qui les arrange ?

J’avais envie de croire en l’agriculture locale, de rencontrer des vrais gens, et ne pas me contenter de 2 minutes d’Actu prédigérée.

Ce que j’ai déjà gagné

Et je vais être honnête avec vous : je ne me suis même pas posé la question de ce que j’allais en tirer financièrement.

D’ailleurs, encore aujourd’hui, je n’en sais rien, et finalement, ce n’est pas vraiment le sujet.

Parce que voilà ce que j’y ai déjà gagné :

1️⃣ Des rencontres incroyables

Des hommes et des femmes passionnés, qui m’ont ouvert leurs portes, partagé leur quotidien, le temps d’une petite journée.

2️⃣ Des leçons de vie

Une force, une résilience, un courage… qui forcent le respect.

3️⃣ Des retrouvailles inattendues

J’ai repris contact avec des amies que je n’avais pas vues depuis plus de 20 ans.

4️⃣ Et un peu de légèreté aussi

Ça me donne des sujets de discussions bien plus inspirants que les habituels débats sur l’actualité ou les retards de livraison de projet.

Franchement, ça fait du bien.

Ce n’est probablement que le début

Et je sens que ce n’est que le début.

J’ai la conviction que le meilleur reste encore à venir.

Que certaines leçons, certains déclics viendront plus tard, au détour d’un souvenir ou d’un témoignage ou d’une future rencontre.

« Toi, tu auras vécu ce livre »

Laissez-moi vous partager une dernière chose.

En discutant avec une collègue de nos projets respectifs, elle m’a dit une phrase toute simple :

💡 Toi, tu auras vécu ce livre.

Et qu’est-ce qu’elle a raison !

C’est exactement ça. Je l’aurai vécu.

Intensément.

Et ça, franchement, ça n’a pas de prix.

Et ça n’a pas de prix

Alors, même si j’ai passé mes derniers week-ends à écrire, à trier des photos, mettre en page… ça en vaut la peine.

Et si j’arrive à insuffler dans ces pages ne serait-ce qu’une partie de l’émotion que j’ai ressentie cette année… alors le pari sera gagné.

Et ça, ça n’a pas de prix.

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Combien un auteur gagne-t-il vraiment sur un livre vendu 30 € ?

Aujourd’hui, on va parler Argent 💲💰

Combien un auteur gagne-t-il vraiment sur un livre vendu 30€ ?

Spoiler : ce n’est pas 25€, ni 20€…

C’est BIEN pire. 😱

Petit rappel pour ceux qui arrivent en cours de route

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Pierre, Photographe, et j’écris un livre sur les agriculteurs.

Je suis limite en retard, mais la sortie est toujours prévue pour juin 2025… si j’arrive à tenir la cadence et relever tous les défis 🎢 encore devant moi.

Ceux qui ont raté le début peuvent en savoir plus dans Les Coulisses du bouquin

Fin de la parenthèse, parlons donc d’argent.

Combien gagne réellement un auteur ?

❓Avez-vous donc la moindre idée de combien se fait un écrivain quand il vend un livre ?

90% du prix de vente ? 80% du prix de vente…

MMm c’est un peu plus compliqué que ça, mais je vous dis l’essentiel ici.

En fait, ça va dépendre de plusieurs facteurs.

La notoriété de l’auteur

-> 🧑‍🎓La notoriété de l’auteur..

En effet, quand tu t’appelles Daniel Pennac ( je l’ai pris lui car j’adore son style, et qu’il m’en fallait un 🙂 ) tu négocies plus facilement que quand tu t’appelles Pierre MONCLA..

C’est la vie.

Le choix de l’édition

-> 🏦 Si tu passes par une maison d’édition qui t’aide sur la mise en page, la couverture, la relecture, la distribution… b’en tu paies le service.

Tu peux aussi tout faire toi même.

Ça s’appelle l’autoédition, et tu gagnes un peu plus car tu vas tout faire toi même.

Le coût d’impression

-> 📖 Le cout de l’impression :

Si tu imprimes sur du papier genre “annuaire laposte”, ça te coute moins cher..

Mais c’est moche…

Et même pas cher, personne ne voudra de ton bottin 😒

La distribution

-> 🚚 Les coûts de distribution :

Ton livre, il va falloir le mettre en vente… L’envoyer…

Tout ça aussi rogne un peu sur ta marge…

La réalité des chiffres

Bon, je vous passe les détails de la comptabilité, mais tout le monde s’accorde à dire que si tu arrives à te récupérer 10% du prix de vente dans la poche, tu t’es sacrément bien débrouillé….

Et oui…

10% c’est le mieux du mieux que je puisse espérer si je fais tout moi même… 😱

Ah, oui, j’oubliais, là dessus, il faudra que je reverse 5.5% de TVA …

B’en oui, on oublie toujours la TVA, mais elle, elle t’oublie pas… 😭

Et L’URSSAF ? on en parle ? Non.. on va se fâcher, c’est trop bête. (11,🍌% du prix total du livre… Pas de la marge que tu vas faire hein ? du prix TOTAL)

Donc, sur un bouquin vendu 30 Balles, Tu récupères même pas 3 euro…

Même pas le prix d’un café-croissant en terrasse ☕ 🥐 pour plus d’un an et demi de travail.

Complètement inconscient ?

Complètement inconscient ?

Oui… et non…

En vrai, je vais gagner bien plus que 10%…

mais pas en euros.

Une idée de ce que c’est ? 😉

La suite au prochain épisode

Alléééé,

Je vous laisse tout supposer dans les commentaires…

et je retourne à l’écriture..

(mais, n’oubliez pas… 10% grand max du prix de vente)

Réponse dans le prochain post…

Portez vous bien.

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Comment une simple mission de sauvetage de fromage a déclenché l’idée la plus folle de ma vie : écrire un livre

⚠️ Spoiler alert : tout a commencé sous la pluie, au volant, avec ma belle-mère comme copilote.

Ça vous paraît bizarre ? Moi aussi.

Je vous raconte ici une histoire en exclusivité que je ne pourrai pas insérer dans l’ouvrage.

Bienvenue dans les #coulissesdubouquin.

Décembre 2022 : l’opération fromage

Décembre 2022. Quelques jours avant Noël, je suis chez la belle-famille dans le Cantal.

Il est 18h30, et on a oublié d’aller chercher LA commande de fromage pour le repas.

Catastrophe.

Ici, on peut se passer de langoustes ou de caviar mais PAS de fromage, surtout à Noël.

Ni une ni deux, me voilà au volant avec Marie-Jo (ma belle-mère) en mode « mission commando » pour sauver notre dîner.

Le temps est pas top, les routes étroites, on n’y voit rien malgré les essuie-glaces.

En chemin, j’apprends qu’on ne va pas au supermarché mais à la « ferme d’à côté ».

Ah bon ? OK…

On quitte la route et on arrive dans un hameau.

Bienvenue à Loubéjac.

Une rencontre inattendue

On se faufile entre un tracteur et une vieille bâtisse en pierre pour atteindre la porte.

Surprise : c’est pas une porte en bois d’époque, mais une porte de labo en PVC bleu pâle avec un hublot.

Coup d’œil rapide : y’a encore du monde !

Marie-Jo frappe.

Un grand gaillard en tablier et bottes blanches (Félix Troupel) nous ouvre et nous fait entrer pour patienter.

(Tout va bien, on aura du fromage 😁)

Félix est en plein travail, avec sa fille Laurine.

Ils fabriquent du Cantal juste là, sous nos yeux.

C’est la première fois que je vois ça.

Impressionné, je pose des questions.

Et Félix y répond avec passion.

Plus je l’écoute, plus je me dis que c’est dommage de ne pas tout voir en détail.

Alors, je prends mon courage à deux mains et lui propose de revenir faire un reportage photo.

À ma grande surprise, il accepte.

Rendez-vous pris pour le printemps !

Le reportage qui a tout déclenché

Quelques mois plus tard, je suis de retour.

Félix et ses enfants Laurine et Théo m’accueillent dès l’aube.

Toute la matinée, je suis plongé dans les secrets de la fabrication du Fromage Salers AOP.

Le reportage est génial, la rencontre inoubliable.

J’en fais un article pour le blog, mais cet article-là, tout seul, ce n’est pas assez.

Je sens qu’il y a matière à plus grand.

Et pourquoi pas un livre ?

Et pourquoi pas… un livre ? Voilà. Vous savez tout. C’est de là qu’est venue l’idée.

De cette expédition nocturne pour 1 kg de Salers.

(Très bon d’ailleurs.)

Trois obstacles

Seulement, au moment où je commence à penser au livre, trois obstacles me bloquent :

  • J’ai zéro contact dans le milieu agricole
  • J’ai jamais écrit de livre
  • J’ai aucune idée par où commencer

La montagne me paraît trop haute.

Mais je me suis quand même lancé.

La suite…

Saurez-vous deviner ce qui m’a finalement décidé ?

Allééé !

Je vous raconterai la suite dans un prochain épisode des Coulisses du bouquin. Sur ce, je retourne au tri des photos.

L’édition du livre n’avance pas toute seule 😉

L’origine de l’idée d’écrire un livre de photo sur les agriculteurs Lire la suite »

J’espère que les paysans ne bloqueront pas les routes ce week-end !

J’espère que les paysans bloqueront pas les routes ce week-end ! Je pars au ski une semaine ⛷️

Mmmmm ??

On est en janvier 2024 et j’entends ça à la machine à café un matin.

L’actualité du moment, 🗞️ c’est manifestation dans tout le pays avec ambiance Mercosur, PAC, Herbicide, force de l’ordre et tracteurs qui défilent. 🚜🚜🚜

Quand j’ai entendu mon collègue se plaindre, je n’y ai pas cru.

J’ai quand même écouté un peu mais oui, c’était la teneur du discours qui s’en suivait.

On veut bien être solidaire de ceux qui font pousser ce qu’on mange, mais bon, les vacances, quand même ! faut pas déconner.

Une idée encore très floue

J’avais à l’époque une vague idée de composer un livre avec des acteurs du monde agricole d’aujourd’hui.

Faire des portraits des gens qui font vraiment le métier.

Seulement, j’étais tétanisé par les obstacles :

  • Trouver des agriculteurs
  • Composer un livre
  • Et le vendre…

C’était trois montagnes totalement absolument insurmontables.

La phrase qui a tout déclenché

Cette petite phrase anodine lancée entre collègues au café m’a convaincu que je ne pouvais pas renoncer au projet juste pour des histoires de peur et de zone de confort.

Montrer le travail, montrer les gens, montrer les efforts, montrer la beauté brute du métier.

C’est ça. C’est exactement ça que je voulais faire.

Et montrer la passion et l’attachement de toute une profession qui préfère vivre de son travail plutôt que manifester.

Les coulisses du bouquin

Et c’est pour cela aussi que je vous partage les coulisses du bouquin .

Pour montrer comment des idées en l’air prennent forme, boostées par un déclencheur, et comment les obstacles sautent les uns après les autres.

Depuis janvier 2024, j’ai rencontré des gens incroyables et courageux.

Trouver les agriculteurs, finalement, c’était facile quand j’y repense.

Faire la maquette du livre, ce n’est pas si difficile. J’y suis en plein dedans.

La prochaine montagne… pour les vacances.

Prochaine peur à affronter : la vente. Mais une chose à la fois.

Pour conclure : moi aussi, j’ai pris une semaine de vacances bientôt.

Mais ce n’est pas pour aller au ski !

Je travaillerai à la composition du livre depuis ma chambre. Il faut savoir ce qu’on veut.

J’espère qu’il n’y aura pas trop de blocages d’inspiration et de syndrome de la page blanche sur ma route.

Tchuss.

L’étincelle qui met le feu au livre. Qu’est ce qui m’a décidé. Lire la suite »

Comment mettre toutes les chances de son côté pour réussir ses photos ?

Comment mettre toutes les chances de son coté pour réussir ses photos ? Je vous partage mes astuces de reportage qui fonctionnent aussi pour les mariages, baptêmes et autres événements familiaux.

Et vous allez voir que le truc qui m’a permis d’être le plus efficace n’est pas celui qu’on croit !

Exemple concret : un reportage photo chez Claire à Volvic

Exemple concret : Samedi dernier, je suis allé faire un reportage chez Claire à Volvic. 4 h de trajet… Je ne dois rien oublier ni avant, ni sur place.

Voici comment je m’y prends.

Tout commence avant le jour J

En vrai, tout commence Avant le jour J !

Pour éviter les mauvaises surprises et les oublis de photo importantes, je vais essayer d’en connaître un maximum sur la journée en discutant tout simplement avec la personne à photographier.

  • Tu veux quoi comme photo ? Pour en faire quoi ?
  • Ça se passe dedans ou dehors ? ou les deux ?
  • Combien de temps va durer la prise de vue ? à quelle heure ça commence ?
  • Est-ce que je vais pouvoir m’approcher comme je veux ou est-ce qu’il faudra tout prendre de loin ?
  • Combien de sujets à photographier ?
  • Est ce que ça va se dérouler sur différents lieux ?
  • Y a t’il des moments clefs ? (la bague aux doigts pour les mariés par exemple)

Adapter le matériel au reportage

En fonction de ça, j’adapte le matériel avant de partir et je dois définir quelles sont “les photos importantes” que je ne dois pas oublier.

Claire dirige le centre équestre LES CHEVAUX DES BISETTES et donne des cours à des élèves. Donc,

➡️ On sera dehors, toute la journée de 8h30 à 18h minimum
➡️ Il faudra être mobile et léger car on se déplacera sur différents sites. Tout doit rentrer dans un seul sac.
➡️ Vu que les chevaux n’aiment pas trop les coups de flash, je sais que je peux l’oublier.
➡️ Le temps de prise de vue va être très long. Je dois prévoir d’être endurant.

Le contenu du sac photo

Donc dans mon sac, il y avait :

✔️ 2 cartes mémoires dans l’appareil photo utilisées en même temps, (au cas où l’une d’elle tombe en panne). La capacité monstre de 2500 photos fait que je n’aurai pas à m’en soucier.

✔️ 3 batteries pour tenir 12h avec l’appareil photo.

✔️ Un objectif à tout faire : un 24-105 – Parfait pour les plans larges et portraits. Extrêmement efficace !

✔️ Un objectif lumineux parfait en ambiance sombre dans l’écurie : le 50mm

✔️ Le drone pour des vues aériennes.

✔️ Un dictaphone pour prendre des notes à la volée

✔️ Gants, écharpe et bonnet dans le sac car la météo annonce -4° au matin.

✔️ Bouteille d’eau et 2 barres de céréales en cas de coup de fatigue.

Le matériel le plus efficace n’était pas celui qu’on croit

Et le truc qui m’a permis d’être super efficace à été … mon vieux vélo 🚲 !

Il m’a permis d’aller plus vite que les chevaux qui marchaient au pas et de me placer sur le chemin pour faire des clichés.

Et voilà…

Bilan de la journée

Bilan de la journée : Il n’y a que le 50 mm que je n’ai pas utilisé, car il n’y avait pas d’écurie 😉 Les chevaux dorment à la belle étoile.

Et les photos sont sympas.

Questions, remarques, ou témoignage d’un truc que vous faites ? Allez-y dans les commentaires, c’est fait pour ça 🙂

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Pourquoi je ne photographie pas les manifestations agricoles

Depuis que je travaille sur un livre photo consacré aux agriculteurs d’aujourd’hui, une question revient souvent :

« Est-ce que tu vas voir les agriculteurs qui manifestent ? Ça doit faire de superbes photos. »

La réponse est simple :

Non.

Et pourtant, cela ne signifie absolument pas que je suis indifférent à leur situation.

Pourquoi je ne vais pas photographier les manifestations

Lorsque les agriculteurs manifestent, les médias sont déjà présents.

Ils documentent les barrages, les tracteurs, les pneus qui brûlent, les prises de parole et les tensions.

Je ne suis pas certain que mes photographies apporteraient quelque chose de plus à ce travail.

Surtout, je ne vois pas vraiment quel serait mon rôle sur place.

Journalisme et photographie documentaire

Mon travail n’est pas de couvrir l’actualité. Je ne suis pas journaliste. Je ne cherche pas à raconter ce qui s’est passé aujourd’hui ou ce qui fera la une demain matin.

Ce qui m’intéresse, c’est autre chose.

J’aime prendre le temps de rencontrer les gens, comprendre leur métier, écouter leur histoire et témoigner de leur quotidien.

C’est précisément l’ambition de ce projet de livre photo consacré au monde agricole.

Choisir les rencontres plutôt que les affrontements

J’ai donc fait un choix : Plutôt que de photographier les moments de tension, je préfère consacrer mon temps aux rencontres, aux journées passées dans les fermes, aux discussions autour d’une table ou aux heures passées dans les champs, les étables ou les ateliers.

Ce ne sont pas toujours les images les plus spectaculaires, mais ce sont souvent les plus sincères.

Montrer le monde agricole autrement

Le livre que je prépare ne sera pas un conte de fées.

Il ne cherchera pas non plus à ignorer les difficultés que traverse la profession.

Mais son objectif est ailleurs.

Je souhaite réaliser un témoignage humain, réaliste et positif sur les femmes et les hommes qui font vivre notre agriculture.

Parce que derrière les débats, les crises et les manifestations, il existe aussi des savoir-faire, des passions, des engagements et des parcours de vie qui méritent d’être racontés.

C’est là que je pense pouvoir être utile.

Et c’est là que je choisis de porter mon regard.

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Pourquoi se lancer dans des projets fous.

Il y a un an, je me lançais dans un projet un peu fou : écrire un livre photo sur la vie des agriculteurs d’aujourd’hui.

À l’époque, j’étais loin d’imaginer où cela allait me mener.

Je ne connaissais pratiquement personne dans le milieu agricole.

➡️ Zéro relation.
➡️ Zéro rendez-vous.
➡️ Zéro piste.

J’avais simplement rencontré un agriculteur par hasard en 2023. À ce moment-là, l’idée du livre n’existait même pas encore.

Sortir de sa zone de confort pour rencontrer des agriculteurs

Alors, qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?

J’ai pris mon téléphone, j’ai envoyé des messages, je suis allé sur des salons agricoles.

Bon, j’ai essuyé quelques silences aussi et quelques refus. Mais rien en comparaison de l’accueil de l’idée.

Mais finalement, j’ai rencontré et photographié sept agriculteurs.

Je ne vous raconte pas à quel point cela a malmené ma zone de confort. Entre mon activité professionnelle, les contraintes des reportages photo et les disponibilités des agriculteurs, la météo, et même le Tour de France, organiser chaque rencontre relevait parfois du casse-tête.

Mais avec le recul, je ne regrette rien. Toutes les rencontres ont été passionnantes.

Écrire un livre photo n’est qu’une partie du défi

Pendant longtemps, je pensais que le plus difficile serait de réaliser les photographies et de construire le livre.

Aujourd’hui, je commence à comprendre que ce n’est qu’une partie de l’aventure.

Car créer un livre, c’est bien. Le faire exister auprès des lecteurs, c’est autre chose.

Il faut terminer sa conception, trouver les bons partenaires pour l’édition, Puis le présenter… Le défendre.

Le proposer à ceux qui pourraient être intéressés.

Le défi qui me fait le plus peur

Et c’est probablement là que se trouve mon plus grand défi.

La vente.

Je ne viens pas du commerce. L’idée de devoir parler de mon travail, de le présenter et de convaincre des personnes de s’y intéresser me met parfois bien plus mal à l’aise que de partir photographier un inconnu. Pourtant, si ce livre doit voir le jour, il faudra franchir cette étape.

Alors j’avance.
Comme depuis le début.
Une rencontre après l’autre.
Une photo après l’autre.
Une page après l’autre.

Du premier agriculteur rencontré au défi de vendre un livre photo Lire la suite »

Se remettre en question.

Alors, vos vacances ? Bien ou bien ?

De mon côté, elles ont surtout été l’occasion de faire une vraie remise à plat de ce que je souhaite faire pour la suite.

Je suis passé par des hauts très hauts et des bas très bas.

Mais il y a un moment où il faut choisir une direction.

Même lorsque le brouillard est épais.

Même lorsque l’on ne sait pas exactement où le chemin mène.

On choisit une route et on avance.

Faire le tri dans les projets

Après avoir pris un peu de recul et fait le tri dans toutes les idées qui me trottaient dans la tête, une chose s’est imposée assez clairement :

Le livre photo consacré aux agriculteurs d’aujourd’hui est devenu ma priorité absolue.

Les rencontres réalisées ces derniers mois, les reportages photographiques, les témoignages recueillis sur le terrain… tout cela mérite d’aller au bout.

Le reste peut attendre.

Trouver le titre du livre

Il reste pourtant une étape particulièrement difficile.

➡️ Trouver un titre.
➡️ Un vrai titre.
➡️ Un titre qui raconte quelque chose.
➡️ Un titre qui n’existe pas déjà.

Et surtout !! Un titre à la hauteur des femmes et des hommes que je rencontre dans le cadre de ce projet consacré au monde agricole.

Alors si vous avez une idée, je suis preneur.

Le défi est simple : trouver un titre original qui puisse porter cette aventure.

Au plaisir de vous lire.

Pourquoi le livre sur les agriculteurs est devenu ma priorité Lire la suite »

Hé, mais c’est qui elle ?

C’est une brebis Manech à tête rousse.

Elle fait partie du troupeau de Roger et Mirenxu et vit au cœur du Pays basque. Je suis allé les rencontrer en mai dernier dans le cadre des reportages photographiques réalisés pour mon livre photo consacré aux agriculteurs d’aujourd’hui.

À l’heure où j’écris ces lignes, « Miss Manech » profite tranquillement de la montagne avec ses 450 copines.

Les brebis ont aussi leur caractère

D’ailleurs, saviez-vous que toutes les brebis ont leur propre caractère ?

Et oui… tout comme les humains.

En tout cas, celle-ci n’a pas eu peur de l’appareil photo. Contrairement à ses voisines en arrière-plan qui semblaient plutôt penser :

« Vas-y toi… moi, je reste ici ! »

Choisir les photos du livre

Je suis actuellement en train de trier les milliers de photos réalisées pour ce projet de livre photo sur le monde agricole.

Choisir les images qui figureront dans le livre n’est pas une tâche facile. Mais je n’ai pas résisté à l’envie de vous partager celle-ci.

Je la trouve absolument irrésistible.

Trop mignonne !

Une brebis Manech à tête rousse dans les montagnes du Pays basque Lire la suite »

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